lundi 14 janvier 2013

Newton et la philosophie du mal

Lu sur Rue89 :


Une semaine après la tuerie de Newtown, le puissant lobby des détenteurs d’armes à feu aux Etats-Unis, la National Rifle Association (NRA), réclame la présence de policiers armés dans toutes les écoles du pays.
Son vice-président, Wayne Lapierre, appelle à stopper les armes par les armes : « La seule façon d’arrêter un méchant avec une arme, c’est de lui opposer un gentil avec une arme », explique-t-il, convaincu. S’armer davantage contre les fous armés, cartables pare-balles pour les enfants... Une justice de (vraie) fin du monde, en tous points opposée à la sagesse platonicienne.

Le vrai bonheur : la santé de l’âme

C’est dans le « Gorgias » que Platon (428-348 avant J.-C.) expose le paradoxe socratique : « Nul n’est méchant volontairement ». Une thèse contre-intuitive de prime abord, qui s’éclaire si l’on comprend que, d’après le philosophe, les hommes commettant l’injustice le font par ignorance du véritable bien. Ils confondent le bien illusoire – le plaisir, la satisfaction immédiate de désirs déréglés – avec le bien réel : la santé de l’âme.

samedi 6 octobre 2012

Michel Onfray, philosophe à la dynamite

Extrait d'un article de Télérama.fr consacré à Michel Onfray, le philosophe français le plus en vue ...

"Sous sa plume bazooka, la philosophie est devenue un champ de bataille. C'est là qu'il a assassiné Freud. Amateur d'antimanuels, de contre-histoires et de microrésistances, Onfray lance maintenant ses armées les unes contre les autres : Camus le solaire contre Sartre le « Thénardier » ; Diogène le mendiant contre le prince Platon ; et, tout récemment, Brummell le « déchet », « raté minable », contre Brummell le mythe dandy. Il dresse aujourd'hui son Université populaire contre deux ennemis, l'escroquerie bavarde des cafés philo (« démagogique ») et la confiscation de la philosophie par les mandarins (« élitiste »). De livre en livre (soixante environ, traduits en vingt-cinq langues), Onfray décline sa théorie hédoniste en éthique, politique, esthétique, érotique... Il a beau préférer Bedos à Bigard, Onfray lui ­aussi met le paquet."

jeudi 16 août 2012

la philosophie aide-t-elle a vivre

Descartes répondait clairement oui : "C'est proprement vivre les yeux fermés que de vivre sans philosopher"

lundi 11 juin 2012

Qu'est-ce que la philo ?

Extrait d'une émission intéressante sur le thème de la philosophie :

"La philosophie n'est pas un métier ordinaire". Indispensable en temps de crise, la discipline de Socrate nous offre des outils pour repenser le monde. Michela Marzano la pratique à partir d'évènements qui l'ont bouleversée, qui l'ont obligée à recomposer son image du monde. Dans son dernier livre, elle livre un secret: ses souffrances d'anorexique, son besoin d'excellence et de contrôle de soi qui l'ont menée au bord du gouffre. Elle évoque avec des mots qui sonnent juste cette "idée folle" de la performance à tout prix. Une idée folle qui a failli la détruire mais qui traverse aussi notre société. "Quelque chose de fou détruit le lien social" insiste la philosophe qui a beaucoup réfléchi à l'idée de fragilité, de vulnérabilité de la condition humaine. Invitée: Michela Marzano, philosophe Sur le même sujet La crise existentielle, certains disent spirituelle, que nous vivons nous obligera-t-elle à repenser le lien social? A inventer des solutions qui se basent plus sur la coopération que sur la compétition? Michela Marzano en est convaincue. "Dans notre société hyper individualiste, on nous fait croire que l'on peut réussir sa vie tout seul". Et de conclure: "c'est faux, c'est un mythe".

Lire la suite : http://www.rts.ch/la-1ere/programmes/le-12h30/?date=10-06-2012

lundi 4 juin 2012

Charles Taylor, le philosophe

L'auteur des Sources du moi, souvent présenté comme un philosophe communautariste, était de passage à Paris pour présenter son dernier ouvrage sur l'Age séculier :

Pour en savoir plus :
http://www.la-croix.com/Culture-Loisirs/Culture/Actualite/Charles-Taylor-un-philosophe-a-Paris-_NG_-2012-05-31-812747

jeudi 31 mai 2012

Vincent Peillon, Philosophe


"Le nouveau ministre de l'Education nationale, Vincent Peillon, agrégé de philosophie de 51 ans, a une longue carrière au Parti socialiste mais encore aucune expérience ministérielle.
Ce débatteur brillant, au physique d'acteur de cinéma, hérite pourtant d'un portefeuille clé, auquel il s'est préparé en assumant la charge de ce dossier dans l'équipe de campagne du nouveau président de la République.
François Hollande a fait de l'éducation, pour laquelle il a promis 60.000 emplois de plus, une priorité de son quinquennat. Or, l'expérience passée a montré, même sous des gouvernements de gauche, que ce portefeuille est tout sauf une sinécure.
Directeur d'une collection consacrée aux grands auteurs républicains, réputé plutôt calme et modéré, Vincent Peillon est passé par différents courants d'une gauche dans laquelle il a grandi depuis son enfance..."
Suite de l'article sur : http://tempsreel.nouvelobs.com/topnews/20120516.REU6488/vincent-peillon-un-agrege-de-philosophie-a-l-education.html

lundi 21 mai 2012

La philosophie des séries télévisées : un territoire à (ré)explorer


Les Implications philosophiques lancent la deuxième saison de « l’été des séries ». La première (http://www.implications-philosophiques.org/semaines-thematiques/philosophie-des-series/philosophie-des-series/) s’inscrivait dans la continuité de divers évènements marquant l’entrée des séries dans le répertoire des objets d’études contemporains.
Les séries télévisées suscitent l’intérêt des sciences humaines et sociales depuis un moment déjà, outre-Atlantique en particulier, en France de manière croissante. Une attention spécifiquement philosophique pour les séries peut être datée à 2009, avec la tenue d’une journée d’études consacrée à Buffy, Tueuse de vampires, premier opus du cycle « Philoséries », puis Séries d’élite, culture populaire : le cas HBO en 2010, 24h Chrono en 2011 et Battlestar Galactica en 2012 (à venir). D’autres journées d’études et des livres, philosophiques ou non, ont été depuis consacrés à constituer les outils et les contours de ce nouveau champ de recherche.
Mais force est de constater que le résultat, très interdisciplinaire, est peu satisfaisant pour un regard philosophe. Les apports de la littérature, de l’esthétique du cinéma ou encore de la sociologie, sont indéniables ; que ce soit sur l’analyse de la temporalité propre aux séries, sur l’étude de la production, diffusion et réception des séries, ou sur le décryptage des évolutions de la société. Cependant, il nous semble que la philosophie a vite perdu pied faute de conceptualisation et d’approches adéquates.