lundi 14 janvier 2013

Newton et la philosophie du mal

Lu sur Rue89 :


Une semaine après la tuerie de Newtown, le puissant lobby des détenteurs d’armes à feu aux Etats-Unis, la National Rifle Association (NRA), réclame la présence de policiers armés dans toutes les écoles du pays.
Son vice-président, Wayne Lapierre, appelle à stopper les armes par les armes : « La seule façon d’arrêter un méchant avec une arme, c’est de lui opposer un gentil avec une arme », explique-t-il, convaincu. S’armer davantage contre les fous armés, cartables pare-balles pour les enfants... Une justice de (vraie) fin du monde, en tous points opposée à la sagesse platonicienne.

Le vrai bonheur : la santé de l’âme

C’est dans le « Gorgias » que Platon (428-348 avant J.-C.) expose le paradoxe socratique : « Nul n’est méchant volontairement ». Une thèse contre-intuitive de prime abord, qui s’éclaire si l’on comprend que, d’après le philosophe, les hommes commettant l’injustice le font par ignorance du véritable bien. Ils confondent le bien illusoire – le plaisir, la satisfaction immédiate de désirs déréglés – avec le bien réel : la santé de l’âme.

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